La dernière visite guidée

Pour ceux qui n’ont pas pu venir à la dernière visite guidée, ou qui veulent avoir un bref aperçu avant de venir à la prochaine, voici un résumé en vidéo :

— Et ci-dessous, une retranscription de ce qu’on entend dans cette vidéo —

Merci à tous d’être venus. Je vais commencer par un tout petit rappel de ce qu’est la permaculture…Bill Molisson c’est un des 2 fondateurs avec David Holmgren de la permaculture…

Témoignage 1 : « Ça fait plusieurs mois que je suis Jérôme sur internet et sur Facebook… »

Témoignage 2 : « J’ai atterri sur le site de Permaraicher.com par hasard. J’ai trouvé les vidéos sympas. J’ai lu un petit peu. Et puis j’ai vu qu’il y avait une visite aujourd’hui… »

Témoignage 3 : « On est venue ici pour avoir un aperçu de ce que c’était la permaculture… »

Témoignage 4 : « On venait pour se renseigner, voir comment on pouvait faire. Voir en vrai ! »

Les pommes de terre

Ici il y a 6 mois c’était une prairie comme celle sur laquelle vous marchez. J’ai donc couvert le sol, nourri les vers de terre (et tous les autres) et au printemps j’y ai posé des pommes de terre, et j’ai refermé juste avec du foin. Et la patate elle est en train de pousser là, vous en voyez….(tous les détails sur la vidéo « comment cultiver ses pommes de terre sous paille« )

Le verger

Je vais avoir des poules pondeuses. Les poules profiteront de l’ombre des arbres, profiteront des fruits trop mûrs ou pourris qui vont tomber au sol. Elles vont les manger. Les fruitiers attirent aussi beaucoup d’insectes comme le carpocapse qui va pondre dans la pomme…mais s’il y a des poules…ça nourri la poule et ça brise le cycle du carpocapse. C’est un système où on augmente la mixité, avec en plus d’une production supplémentaire, des résultats bénéfiques (pour chaque production).

La terre

J’enlève le paillage, on retrouve le sol, et là on peut observer que plus c’est en haut, plus c’est noir. Plus c’est en haut moins c’est tassé. Et plus c’est en bas plus c’est dur.

La serre

Plutôt que de faire des rotations, je fais des associations. Si vous regardez sur ce rang, c’est des poivrons… plantés au milieu des oignons. Quand les poivrons vont grandir, les salades auront fait leurs fleurs et leurs graines et je les couperais. Du coup les poivrons auront plus de place.

Cette planche de culture, c’est une association que j’aime beaucoup. Avant de planter les tomates, je sème des carottes. Par dessus je sème des radis. Puis je plante les tomates. Sur le coté, je plante des choux. Je fais tout ça le même jour. (voir les détails dans cette vidéo « une butte très productive« )

Les outils

On plante ça dans la terre, on prend le plant, on ouvre, on le jette (le plant), on le retire (le plantoir), on tasse un peu et on passe au suivant.

Témoignage 1 : « c’est juste génial. On a juste envie de faire pareil… »

Témoignage 2 : « Quand on voit quand il met sa fourche dans la terre et que ça s’enfonce sans effort, comparé à juste la parcelle à coté, on comprend bien que c’est judicieux »

Témoignage 3 : « c’est impressionnant quoi. Avec des petits bras, pas de machines, voilà, ça pousse, c’est bien, c’est une belle philosophie de la vie »

— Fin de la vidéo —

Merci  à tous ceux qui étaient venus ce jour là; et particulièrement à ceux qui ont témoigné face à la caméra de Marco et Flo (voir leur blog sur la construction de leur tiny-house).

Jérôme BOISNEAU / Permaraicher

 

Faut-il tailler les tomates ?

C’est l’éternelle question de nombreux jardiniers et maraichers, et qui fait d’ailleurs souvent débat ! J’ai longtemps laissé mes plantes se débrouiller toutes seules. Puis j’ai essayé de tailler. Aujourd’hui, je taille tout (sauf les tomates à port déterminé – buissonnant – qui ne se taillent pas).

Edit : suite à de nombreux commentaires (soit  ci-dessous soit sur Facebook) je me permets d’ajouter cet « encart » pour préciser que la taille dont je parle ici ne concerne que la suppression de ce qu’on appelle communément des gourmands, c’est-à-dire ces petites pousses qui démarrent à la base des feuilles, et qui vont former à leur tour de nouvelles tiges (dites secondaires). Il existe d’autres façons de tailler que je ne pratique pas. Que tous ici en soient remerciés.

Le jardinier et le pied de tomates n’ont pas le même objectif

Mon objectif principal est de produire des tomates qui sont bonnes (au goût), mais il faut aussi – objectif secondaire – qu’elles produisent beaucoup, tôt dans la saison, qu’elles prennent le moins de place possible (dans la serre, les m2 sont encore plus optimisés qu’en plein champs), et que j’y passe le moins de temps possible (tout compris, du semis à la vente en passant par la taille, l’irrigation, la récolte etc). Dis comme ça, on pourrait trouver mes objectifs un peu « productivistes », avec les dérives potentielles en embuscades. C’est pour ça qu’il faut toujours revenir à l’objectif principal : des tomates bonnes ! Si je trouvais un moyen de diviser par 2 le temps passé par Kg de tomates, mais qu’elles étaient seulement « moyennes », alors j’aurais tout perdu car mon objectif principal ne serait pas rempli. Pour autant, il ne faut pas oublier que si on veut tirer un revenu de la vente de légumes, alors il faut en produire beaucoup. Et donc y passer très peu de temps par Kg produit.L’objectif du pied de tomates est assez éloigné du mien. Lui, ce qu’il veut, Read More

Prochaine visite guidée

 

Affiche visite guidée jaune

Comme l’an dernier, à la demande de nombre d’entre vous qui me suivez sur Facebook, ce blog ou sur ma chaîne Youtube, j’organise une visite guidée de mes jardin, serre, et verger-poulailler. Vous pourrez ainsi voir en vrai ce dont je vous parle sur ce blog, et découvrir de plus prêt comment travaille un maraicher en permaculture.

Alors pour tous ceux qui le veulent, rendez-vous le dimanche 3 Juin 2018, à Vic-Fezensac (Gers), à la ferme du Colibrì.

  • 9h45 : accueil
  • 10h : début de la visite guidée (brève introduction sur la permaculture, puis visite du verger-poulailler et du jardin)
  • 12h : échanges autour d’un verre

La visite est gratuite. Venez nombreux ! Et parlez-en autour de vous.

Pas besoin de s’inscrire, mais vous pouvez m’aider à m’organiser en me disant si vous venez, et à combien de personnes environ, en commentaires, sous cet article. Merci d’avance !

Et pour avoir un petit aperçu, voici 2 vidéos des dernières visites : une au printemps, et une en été

Comment venir :

Pour venir au Colibrì, en venant de Vic-Fezensac, prendre direction “Riguepeu« .

Sortir de Vic-Fezensac, laisser la Gendarmerie sur votre gauche. Puis prendre la première route (goudronnée) à gauche environ 500 mètres après le centre équestre (si vous passez au-dessus d’un pont, c’est que vous êtes allé un peu trop loin…).

Une fois sur cette petite route, faire 400 mètres jusqu’à un panneau de lieu-dit « La Coste » et « La Garenne ».

Vous êtes arrivé.

plan-acces-colibri

La meilleure brouette au monde !

Quand on est paysan, on a souvent besoin d’un outil qui n’existe pas. Ou alors, pas exactement comme on le veut. C’est pour ça que beaucoup de paysans savent souder pour créer ou transformer des outils… ou aussi pour les réparer.

Mais voilà, j’ai beau avoir de nombreux talents ;-), je ne sais pas souder. Je pourrais apprendre, mais tout ce qui concerne la « ferraille » ne m’attire pas (pas du tout même). Aussi, quand j’ai vraiment eu besoin d’une brouette comme je n’en trouvais pas en jardinerie, je me suis tourné vers …internet ! Je n’y ai pas trouvé ce que je cherchais en français, alors j’ai cherché en anglais, et de fil en aiguille j’ai trouvé le concept de « garden cart » qui peut se résumer en 2 critères : « grand volume » sur « 2 grandes roues » .

Une brouette grand volume

Je l’ai adaptée à mes besoins en faisant faire la partie métallique – et ça a donné ça :

  • Brouette garden cart maraicher permaculture Un grand volume adapté au transport de caisses de récoltes, compost, foin, paille, BRF, tontes etc
  • des « petites » roues de brouette standard pour pouvoir mettre la caisse au dessus et diminuer ainsi la largeur de l’ensemble.

Malheureusement la structure en acier rend la brouette lourde (31 Kg tout compris) et le faible diamètre des roues ne facilite pas le « roulage ».

Alors je suis passé en mode « amélioration » pour me rapprocher grandement des Read More

Pourquoi être « seulement » maraicher ?

Quand je me suis installé en 2009, c’était pour être maraicher. Mais il y avait aussi des bâtiments à construire (mini-maison, grange, serre, abris…) une famille à s’occuper (même si ma femme y consacrait déjà beaucoup de temps) et beaucoup à apprendre.

Très vite mon objectif d’être « seulement » maraicher a été transformé, et ce malgré les inconvénients qu’on verra plus bas, car à mon avis les avantages étaient bien supérieurs à tous points de vue. C’est comme ça que je suis devenu paysan en poly-perma-culture.

Les avantages économiques, techniques et humains

Auto-construire est très rentablechalet tiny-house mini-maison

Bien sur il faut être manuel, et savoir apprendre un tas de métiers, mais en plus ça m’a rendu beaucoup plus autonome qu’avant. Pour vous donner une idée chiffrée, j’ai dépensé environ 12 000€ pour construire ma mini-maison (100% matériaux sains et écologiques, et isolation faite par un artisan) plus l’équivalent de 6 mois de travail à temps plein. Si j’avais tout fait faire, la facture aurais Read More

Une butte très productive #3

Ci-dessous : retranscription de la vidéo

Bonjour, et bienvenue sur la chaine des permaraichers. Aujourd’hui, retour sur ma butte tomates – radis – carottes.
L’automne est bien installée, on est à la mi-novembre et on a déjà eu quelques gelées blanches ; Mais toujours pas de gel à l’intérieur de la serre. La production de tomates aubergine, poivrons, courgettes est vraiment en perte de vitesse et aujourd’hui  on va sortir les pieds de tomates de la serre, et donc  sous les pieds de tomates, on va trouver les carottes qui avaient semées en même temps que les tomates avaient été plantées.
Donc on se trouve devant la butte de tomates. Les tomates ont bien grandies depuis la dernière fois. On va avoir besoin de 2 outils pour les sortir : couper le pied avec un sécateur, et couper la ficelle (tuteur) avec un couteau. En guise de couteau j’utilise ceci, qui se met au doigt et du coup qui libère la main pour tenir aussi le sécateur.
Voilà, les tomates ont été enlevées. Reste à découvrir les carottes qui sont dessous.
Voilà la récolte de carottes. A bientôt

Jérôme BOISNEAU / Permaraicher

Basilic : comment le récolter pour qu’il reste magnifique tout l’été.

Bonjour, et bienvenue sur la chaine des permaraichers. Aujourd’hui, la récolte du basilic. Je suis devant le basilic qui commence à attendre la bonne taille pour la récolte. A partir du moment où il atteint une certaine taille, il va vouloir produire ses graines pour se reproduire. On détecte les bouquets floraux et toutes les tiges qui ont des bouquets floraux, on peut les récolter. A ce moment là on prends la tige et on descend jusqu’au pied. On repère les deux feuilles les plus basses et on coupe juste au-dessus. Au niveau des deux feuilles les plus basses, à l’aisselle des feuilles, il y a des bourgeons. Chacun de ces bourgeons va refaire des tiges, pour pouvoir continuer à faire des feuilles, et à la fin refaire des graines et se reproduire. On reviendra à ce moment là pour récolter
à nouveau.
Voilà, c’était la récolte du basilic. A bientôt !

Le jardin du printemps se prépare à l’automne

A l’automne, alors que les dernières tomates finissent de rougir au jardin, il faut déjà penser au printemps prochain. Car quand on demande aux vers de terre (et à tous leurs copains) de travailler pour nous, il faut leur laisser le temps. Ils savent préparer la terre bien mieux que n’importe quel motoculteur, mais ils le font beaucoup moins vite.fumier tas serre automne preparation jardin

C’est pour ça qu’en ce moment je fais rentrer du fumier frais et très pailleux du centre équestre voisin, ainsi que Read More

Visite guidée – 24 septembre 2016

Cette année, à la demande de nombre d’entre vous qui me suivez sur Facebook, ce blog ou sur ma chaîne Youtube, j’organise une visite guidée de mes jardin, serre, et verger. Vous pourrez ainsi voir en vrai ce dont j’ai commencé à vous parler sur ce blog, et découvrir de plus prêt comment Read More

Tomate – radis – carottes : une butte très productive #2

Ci-dessous : retranscription de la vidéo

Bonjour, et bienvenue sur la chaine des permaraichers. Aujourd’hui, retour sur une planche de culture tomates – carottes – radis – salades. Suivez-moi.
Sur cette butte, juste avant de planter les tomates, j’ai semer des carottes, 6 rangs, et des radis, 4 rangs, avec le semoir 6 rangs d’éliot Coleman. Sur les bords j’ai planté des salades. Depuis les radis ont été récoltés. Les carottes ont poussés, et les salades  aussi ont été récoltées. Les tomates ont bien grandies et aujourd’hui je vais effeuiller en coupant les feuilles du bas des tomates, pour à la fois laisser plus de lumière aux carottes, et en même temps enlever les feuilles du bas qui ont tendance à toucher le sol et du coup à attraper des maladies dûes à des champignons. Donc pour effeuiller c’est pas compliqué, il suffit d’un bon sécateur et on cherche les feuilles à couper. Donc, une feuille du bas, je le prends, je coupe au raz, et je l’enlève. Une feuille du bas, je la prends, je la coupe, et je l’enlève. Et on continu.
Voilà, les carottes ont maintenant plus de lumière et vont pouvoir mieux se développer jusqu’à la récolte, prévue en Octobre. Au revoir.

Voir où en sont les cultures à la mi-novembre

 

Jérôme BOISNEAU / Permaraicher