Permaraicher : un maraicher en permaculture

 

Bonjour, je m’appelle Jérôme BOISNEAU, je suis maraîcher. Je me suis installé ici, dans le Gers, en 2009. J’avais découvert la permaculture quelques années avant, en lisant Fukuoka, puis « permaculture 1 » de Bill Mollison et David Holmgreen, les deux fondateurs du concept de permaculture. Ca avait complètement changé ma façon de jardiner, et après plusieurs formations en permaculture j’ai eu envie d’aller plus loin et j’ai quitté mon boulot en 2007 pour m’installer comme maraîcher. J’ai trouvé 6 hectares dans le Gers. Des coteaux argileux et très sec l’été. Et c’est là que j’ai installé ma micro-ferme, en appliquant les concepts de la permaculture.

J’ai construit une mini-maison, très rapidement, pour pouvoir habiter tout de suite sur place. Puis une grange, en bottes de paille pour y stocker les récoltes. Et enfin la maison définitive, bio-climatique, et qui consomme très peu d’énergie.

Coté jardin, j’ai planté des arbres fruitiers, creusé des baissières pour capter les eaux de pluie, et mis en place des planches de culture permanentes avec beaucoup de mulch et sans travail du sol.

J’ai encouragé la biodiversité en creusant des marres, en laissant des tas de branches ça et là, planté des haies. Et aussi installé plusieurs ruches.

J’ai une serre de 200m2 pour les légumes les plus exigeant en chaleur comme les tomates, concombres, aubergines, poivrons, courgettes, et 500 m2 en plein champs pour tous les autres légumes comme les poireaux, potimarrons, carottes, salades, etc.

Et j’arrive à fournir des paniers de légumes à une quinzaine de familles en travaillant moins de 2 heures par jours sur le maraichage.

Depuis 1 ans, on accueille des woofeurs et stagiaires qui me disent qu’ils aiment beaucoup ma façon de travailler et que je devrais partager tout ça. Alors cette année, je me suis lancé, et j’ai créé une page Facebook, et là vous avez été nombreux à m’encourager à faire plus. Je commence donc un blog, qui s’appelle « Permaraicher » comme « permaculteur » et « maraicher ». J’y posterai des articles et des vidéos sur mes pratiques, mes réussites et mes échecs. Et toutes mes expériences aussi.

Alors, pour ne pas rater mes prochaines vidéos, abonnez-vous à ma chaine Youtube. Vous pouvez aussi me suivre sur Facebook, ou lire mon blog sur Permaraicher.com

N’hésitez pas à partager, et à laisser des commentaires ci-dessous, j’y répondrai avec plaisir.

A bientôt,

Recherches utilisées pour trouver cet article :

permaculture gers, permaculture maraîchage financier

14 Comments on “Permaraicher : un maraicher en permaculture

  1. Bonjour Jerome
    Je suis tombé sur votre site hier et ai visionné vos vidéos. Tout cela est très enthousiasmant et cela donne envie de venir voir votre lieu.
    mais du coup j’ai plein de questions:
    Êtes vous agriculteur? (cotisant solidaire? exploitant agricole?)
    Avez vous bénéficié d’aide à l’installation? ou vous êtes vous installé grâce à vos propres économies?
    Vous parlez de 15 paniers par semaine, quelle est la taille des paniers et leur prix? sur combien de semaines fournissez vous des paniers aux 15 famille?
    Comment gérez vous les rotations dans la serre, puisque vous parlez que la serre abrite que les cultures exigeantes en chaleur?
    Quels intrants apportez vous dans le système (fumure? paillage? etc) et d’où proviennent ils?
    Quels est votre source d’eau, d’irrigation?
    Merci beaucoup !
    Passez une bonne journée

    • Bonjour Romain, et merci pour l’enthousiasme !
      Effectivement, je suis agriculteur, mais vu les surfaces utilisées, la MSA me considère comme « cotisant de solidarité » (je cotise moins, mais en retour je n’ai rien !)
      J’avais des économies avant de m’installer. Ca aide beaucoup 🙂 et j’ai fait une pré-installation qui permettait d’être aidé sur certains investissements. Mais c’est tout. Pas de DJA etc.
      J’aborderai le coté éconoqique et commercialisation dans des articles complets, un peu plus tard. Il faudra revenir 🙂
      Quant aux rotations sous la serre, c’est effectivement un peu juste. Mais ça marche quand même bien.
      A bientôt,
      Jérôme BOISNEAU

  2. Merci Jérôme pour la réponse
    j’attends donc les articles 🙂
    à bientot

  3. Bonjour Jérôme,
    Je suis également tombé sur votre site un peu par hasard et j’ai une petite question: comment avez-vous fait pour construire et vous installer directement sur votre lieu ? Votre terrain était-il constructible à certains endroits ?
    Je suis de mon côté sur le point de m’installer en maraichage biologique et tous ces concepts de permaculture, micro-ferme m’intéressent énormément !
    A bientôt et excellente journée.
    Isabelle.

    • Bonjour Isabelle,
      Pour les constructions, il faut consulter le PLU dans votre mairie. Pour moi c’était possible, mais c’est pas toujours le cas.
      Vous êtes où ?
      A bientôt
      Jérôme

      • Merci Jérôme de la réponse.
        On est près de Valognes dans la Manche en Normandie.
        Au niveau du PLU, on est en zone N. C’est un terrain totalement agricole. On va tenter d’y faire construire un bâtiment agricole. Et puis on verra après si on réussit à s’y installer plus tard…

  4. Bonjour,
    votre système est intéressant 🙂
    alors vous cultivez sur seulement 500 m² au total ?
    pour les pommes de terres comment faites vous ? sur buttes aussi ? est ce que vous associez pas mal de cultures ?
    et pour 15 paniers par semaines, combien avez vous statuez le prix d’un panier ?
    et pour paliers contre les maladies et les limaces, vous faites vous même vos décoctions ?
    beaucoup de questions, mais j’admire votre démarche,
    merci pour vos réponses,
    à bientôt,
    Chris

    • Pour les surfaces, c’est comme je dis dans la vidéo : 500m2 en plein champs, et 200 sous abri. Mais j’agrandis de 100m2 cette année (voir ici) pour mettre des pomme de terre, à plat. Sinon, zéro traitement, même fait maison, sauf expériences pour valider des « recettes ». Mais l’objectif est « sol vivant » pour « bonne santé » des plantes.

  5. Bonsoir Jérôme, je m’appelle Christine Carpene. Je suis fonctionnaire territorial à la ville de Toulouse et me prépare depuis plusieurs années à une reconversion professionnelles. Après un profond travail de recherche sur mes reels besoins et surtout envies, je décidé de me tourner vers le maraichage sur la ferme en sommeil de mes parents à saint elix d astarac. Une amie m’a rejoint sur le projet et envisage de se lancer zn parallèle dans la transformation de fruits. Tout ceci nous permettrait de travailler en local, avec la terre et le vivant, de me rapprocher de mes parents qui ont de pluq en plus besoin de prensence, d enseigner les valeurs qui me sint chere à mon fils de 9ans et surtout, de trouver un vrai sens à nos vies en oeuvrant au plus près de nos valeurs. Nous avons effectué plusieurs formations, notamment en permaculture pour ce qui me concerne. Je m’informe par le biais de sites, de livres, auprès de fermiers déjà installés mais j’ai encore besoin de conseils de soutiens et d encouragements pour commencer à réaliser ce projet qui me tient à coeur. Outre le côté administratif et financier j’ai également besoin de conseils sur comment débuter, sur quelle parcelle invisager les cultures, comment les disposer, comment faire un plan d’eau, etc… Je sais qu’on ne peut pas tout maitriser ni tout prévoir avant de se lancer et quon apprenw de ses erreurs, mais, pour de nombreuses raisons, je souhaiterai me tromper le moins possible.
    Je viens vers vous poue qavoir si je pourrais je vous rencontrer pour échanger sur votre expérience et vos conaissances? Ou pourquoi pas faire du woofing sur votre ferme?
    Je vous remercie pour votre attention et vous félicite pour votre démarche. Dans l espoir de vous lire, je vous souhaite une belle soirée
    Christine

    • Bonjour Christine,
      et bravo pour votre projet de changement de vie. Je ne peux que vous y encourager. Je l’ai fais et même si ça n’a pas tous les jours été facile, je suis heureux de l’avoir fait.
      Pour une visite chez moi, vous pouvez venir le 14 Mai, je fais une visite guidée de 2H (voir ici : http://permaraicher.com/visite-guidee-14-mai-2017/)
      On aura le temps de discuter ensuite.
      Pour le woofing, c’est avec plaisir, mais j’en accueille très peu et que sur des petites périodes (maxi 2 semaines), et désormais pas avant septembre / octobre. On pourra en reparler le 14 Mai 🙂
      A bientôt,
      Jérôme BOISNEAU / Permaraicher

      • Parfait, merci pour votre réponse claire et rapide. Nous viendrons le 14 avec ma copine et sûrement mon fils.
        Bon we
        Christine

  6. Bonjour Jérôme,

    Je désir me former en permaculture pour m’installer plus tard. J’ai un CAP/BEP ouvrière paysagiste et je voudrai savoir quelle formation qualifiante ou non me faudrait-il obligatoirement pour avoir le droit de m’installer dans le maraîchage. Des stages et autres woolfing sont-ils suffisants. Je ne sais pas vraiment ou trouver toutes ces informations.
    Merci de votre aimable réponse.
    Florence

    • Bonjour Florence,
      quand je me suis installé, aucune formation n’était obligatoire, mais pour tout ce qui est législation, ça change très vite. Mieux vaut se rapprocher d’une chambre d’agriculture (qui trouvera sans doute votre projet « atypique »), ou de l’ADEAR de votre département, qui aura plus l’habitude des installations atypiques 🙂

  7. Bonjour Jérôme,
    D’abord bravo pour ton projet et sa réussite.
    Je souhaite aussi m’installer en maraîchage diversifié éthique sur petite surface, et je suis content de trouver ton retour d’experience.
    Serait-il possible d’avoir des chiffres ?
    Comme les prix des paniers, ta philosophie les concernant, la productivité de ta « super-butte », …
    Et comment fais-tu pour cultiver tomate (qui demande beaucoup de matière organique) et radis (qui n’aime pas les grosses quantités ) sur la même planche ?
    As-tu réussi à remplacer toutes les bâches de paillage par du mulch ?
    Et la question indiscrète : arrives-tu as te dégager un revenu suffisant avec 2h/jour ?

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